AMIANTE, un procès historique

Le tribunal de Turin a condamné à 16 ans de prison deux responsables de la société Eternit, qui fut l’un des plus gros fournisseurs d’amiante dans le monde. Une décision historique qui pourrait relancer la procédure française en cours.
Dans ce procès, les deux principaux accusés -le milliardaire suisse Stephan Schmidheiny, 65 ans, et le baron belge Jean-Louis de Cartier de Marchienne, 90 ans- ont été jugés responsables de la mort de 3000 personnes et condamnés à 16 ans de prison.

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Pour l’instant aucune procédure en accusation en France n’avait abouti. C’est en effet la première fois qu’un tribunal pénal statue sur le sujet. Jusqu’à présent, seules des procédures civiles -visant principalement à obtenir des réparations pour les victimes- avaient abouti. Ce lundi, des responsables ont enfin été désignés.
La jurisprudence commence à bouger comme dans le dossier français où quatre membres du lobby “Comité permanent amiantes” ont été mis en examen pour “homicides et blessures involontaires“. Il leur est notamment reproché d’avoir aggravé les dommages subis par les victimes en minimisant les dangers de la fibre. Le verdict italien redonnera peut-être un second souffle à l’instruction.
Pour l’Amiante  à BD, l’affaire devait être présentée à la fin du mois de décembre 2011. Le dossier a été instruit par La DIRECCTE, et 3 organisations syndicales CFDT, CGT et FO.
Pour rappel, des employés BD ont déjà gagné leur procès (jugement et appel pourvoi en cassation de BD rejeté) et BD à été condamné pour faute inexcusable de l’employeur. D’autres affaires sont en cours de finalisation, et d’autres cas sont en instruction..
Suite à ces jugements, il sera beaucoup plus simple pour un salarié BD atteint de faire reconnaître la faute inexcusable de son employeur.
Le jugement sur le préjudice d’anxiété devrait aussi avoir lieu au cours de cette année 2012.

Sur un plan mondial et selon un rapport de l’OMS datant de 2007, environ 125 millions de travailleurs sont exposés à l’amiante sur leur lieu de travail et au moins 90.000 meurent chaque année de maladies liées à l’amiante.
La condamnation en pénal de dirigeants devrait permettre l’uniformisation de la législation au niveau européen et faire évoluer les jurisprudences en France.


La jurisprudence commence à bouger comme dans le dossier français où quatre membres du lobby “Comité permanent amiantes” ont été mis en examen pour “homicides et blessures involontaires”. Il leur est notamment reproché d’avoir aggravé les dommages subis par les victimes en minimisant les dangers de la fibre. Le verdict italien redonnera peut-être un second souffle à l’instruction.

Nous vous tiendrons au courant des évolutions de ces  dossiers.

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BD presente ses Voeux 2012 et supprime 67 postes

Une carte de voeux perçue comme une provocation pour ceux dont le poste est menacé immédiatement ou dans le futur.

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Le PSE fait l’unanimité, il est rejeté par tout le monde

Le plan de sauvegarde de l’emploi n’est pas justifié économiquement et l’ensemble des élus du CE a donc remis un avis défavorable au projet de réduction d’effectifs de BD.

La Direction persiste et signe en déroulant son projet sans tenir compte de l’avis des experts et des membres du Comité d’Entreprise.

ci dessous la déclaration de l’intersyndicale.

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la motivation économique du PSE de BD France n’est pas là!

Information PSE BD France.

Le vendredi 2 décembre l’ensemble des membres du CE de UES BD a rendu un avis défavorable sur la motivation économique du Plan de Sauvegarde de l’Emploi.

La prochaine étape semble donc se diriger vers un épisode judiciaire où BD devra prouver qu’il y a urgence à se séparer de certains de ces collaborateurs alors même que les résultats  et les bénéfices restent bons.

Vos élus qui ne souhaitaient plus faire durer cette période critique d’inconnue et de rumeurs déclenchées par l’annonce du PSE se sont donc prononcés en leur âme et conscience et avec l’aide :

  •      des présentations des managers des secteurs impactés lors des CE ;
  •       de l’analyse de nos experts ayant travaillés avec les données fournies par BD dans les différents documents et celles recueillies auprès de BD.

La justification économique étant à notre avis non fondée et donnant lieu à une contestation au tribunal, il ne reste à BD qu’à « trouver » les 67 volontaires prêts à tenter l’aventure à l’extérieure de BD, dans un contexte de crise et d’augmentation du chômage.

En sachant que la Direction du travail et vos élus auront un regard attentif à ce qu’aucune contrainte ne soit exercée sur les salariés.

Nous essayerons de vous tenir au courant au fur et à mesure des évolutions.

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Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) Chez BD France


Après des décennies de croissance à 2 chiffres et des bénéfices ayant permis de développer les ventes et des unités de production partout dans le monde. BD qui avait largement profité du système médico-social Français, choisit de se séparer de 67 de ses employés.

Certainement pour que ceux-ci vivent en bonne santé !

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La faute inexcusable de l’employeur évolue

article du 11 juillet 2011.

Les indemnisations pour faute  inexcusable de l’employeur ne seront plus limitées   aux préjudices prévus par la sécurité sociale, et devront être directement indemnisés par l’employeur.

Pour en savoir plus voir l’article du blog

Le blog du droit de la sécurité sociale

Caroline LEGAL – Avocat spécialisé en droit de la sécurité sociale.

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Spot INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité) sur l’amiante.

Voici quelques spots sur les méfaits de l’amiante. Cliquez sur les images

Vous avez été exposés dans votre carrière chez BD, les dangers de cette exposition ne vous ont pas été communiqué!

Contacter nous!

” Ce ne sont pas les victimes de l’amiante qui doivent culpabiliser de demander réparation de leur préjudice, mais bien l’employeur qui essayera de se soustraire à ces obligations” extrait Amiante chronique d’un crime social.

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sondage : Qu’attendez vous de vos élus CE et DP?

 

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NAO avortées, prime d’intéressement en baisse, contraintes d’habillage, bonnes vacances!

Que de bonnes nouvelles pour notre départ en vacances! Des NAO où la direction refuse de bouger d’un iota, une prime d’intéressement usine à 1433€ et cela malgrè les efforts du personnel d’atelier qui est venu réaliser des heures supplémentaires, des contraintes d’habillage qui seront très rapidement mises en place sans aucune compensation de BD.

Voilà pour les bonnes nouvelles avant de partir en vacances. La Direction sure d’elle même poursuit sa stratégie sans se soucier de nos mises en garde certaine que la conjoncture et la crise sont favorables à son forcing.

Déni du dialogue social et des attentes du personnel, la direction poursuit son cavalier seul. Devant cette position, une radicalisation du personnel est prévisible.

montant des primes BD Pont de Claix  ( objectif de base1900€ )

BDMPS Usine:                                                 1433€

BDMPS Europe et WorldWide:                1864€

BD France                                                         1971€

BD Fonctions support & preffiled           1756€

BD Fonctions Europe  & Holding            1533€

Pensez-vous que cela pourra durer très longtemps?

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Lean manufacturing chez BD, ou la dégradation des conditions de travail

BD a mis en place le LEAN MANUFACTURING.

Voici ci dessous une autre lecture de cette méthode soit disant moderne d’augmenter la productivité et tous les méfaits que cela engendre.

Démotivation, TMS, Stress et mal être au travail, le nouvel outil à broyer…

La méthode « lean », le retour du pire du travail à la chaîne

Par Thibaut Schepman | Journaliste | 21/07/2011

Nouveau mot, vieille recette : le management « lean » relance le travail à la chaîne dans les entreprises.

"Les Temps modernes", de Charlie Chaplin (1936).

Ils s’appellent « lean », « six sigma », « poka-yoke », « kaïzen » ou encore « 5 S ». Ces concepts de gestion à coûts réduits séduisent de plus en plus d’entreprises, qui les paient souvent chèrement à des consultants. Les salariés, eux, voient resurgir de vieux démons : division extrême des tâches, gestes répétitifs et chronométrés, et perte d’autonomie.

Pour les salariés d’Airbus à Saint-Eloi (Toulouse), tout a commencé quand on leur a demandé de fabriquer un avion en papier. Chaque personne a mis plusieurs minutes avant de terminer son avion. C’était au début 2010, des réunions étaient organisées, par groupes de vingt salariés, sur une nouvelle méthode de production : le « lean manufacturing ».

Les formateurs leur ont donc donné un cahier des charges à suivre pour que tous les dessins soient similaires. La fabrication de l’avion a été découpée par tâches, réparties entre les salariés, pour produire plus vite. L’expérience a fonctionné. Et à partir des avions en papier, elle a été généralisée aux mâts-réacteurs produits dans l’usine.

Des tâches répétitives et ennuyantes

Pierre, chaudronnier-soudeur à Saint-Eloi, a vu l’organisation de son travail changer peu à peu :

« Avant on s’occupait d’une pièce du début à la fin. On gérait les soudures, puis on emmenait la pièce à la chaudronnerie et on terminait le travail. Maintenant on fait de plus en plus de tâches répétitives et les cadences s’accélèrent. »

Il dit passer de plus en plus d’heures seul dans des box de soudure, derrière un rideau protecteur. Grâce à ce système, la productivité de l’usine a grimpé en flèche. Elle a été élue usine de l’année en 2011 par le magazine Usine Nouvelle, et ambitionne de doubler les cadences sur la production des pièces de l’A350.

« J’ai peur qu’on se spécialise toujours plus dans des tâches uniques pour produire plus. J’ai déjà de moins en moins l’impression que mon savoir-faire est utile, alors que je fais ce métier depuis plus de cinq ans. Si cela continue, tout le monde pourra être remplacé facilement parce qu’il ne fait qu’une seule tâche dans un ordre très précis ».

Pour être augmenté, il faut s’impliquer

Ce militant à la CGT peine à mobiliser ces collègues contre ces nouvelles méthodes, sauf quand les réorganisations proposées consistent juste à augmenter les cadences. Pour lui, c’est parce « tout est fait pour nous motiver et nous inciter à participer à la réorganisation ».

En effet, les salariés sont par exemple invités à déposer des « Pat » (propositions d’amélioration du travail), et touchent des primes si celles-ci sont mises en place. Tous les matins, avant l’heure d’embauche officielle, une réunion est organisée pour faire le bilan de la veille. On vérifie si les objectifs de sécurité, qualité et de productivité ont été atteints. Ces réunions ne sont pas obligatoires, mais Clément, qui y participe peu, dit s’être vu reprocher son manque d’implication sur le « lean » lors de son entretien de fin d’année. Il n’a pas été augmenté.

Antoine Valeyre, chercheur au Centre étude de l’emploi, a comparé l’impact des différentes organisations du travail sur les salariés en recoupant des enquêtes statistiques européennes. Il conclut que le lean est au moins aussi nocif que le taylorisme sur la plupart des critères étudiés. Et dans plusieurs domaines il s’avère même plus nocif, car les salariés souffrent d’autant plus qu’ils ont été impliqués dans la réorganisation.

« Il y a un effet d’engagement, c’est-à-dire qu’ils ont l’impression de ne pas pouvoir dénoncer un système qu’ils ont contribué à mettre en place », détaille Bernard Michez, ergonome.

Des ayatollahs du changement de mode de pensée

Cette technique, née au MIT (Massachussets Institute of Technology) à la fin des années 1980, se veut la traduction américaine du toyotisme. Extrêmement complexe, elle nécessite plusieurs années pour être mise en place. Cela n’a pas empêché de nombreux cabinets d’émerger très récemment pour initier les managers au lean. En fait, « il n’y pas de formation solide en France », estime Bernard Michez, ergonome au cabinet Ergotec de Toulouse.

Fabrice Bourgeois, ergonome à Paris, parle même « d’ayatollahs » qui sévissent dans les entreprises et conseillent « un changement complet de mode de pensée » : « des managers qui ont eu ces formations m’ont parlé de véritable intoxication », témoigne-t-il. (Voir la vidéo de l’entreprise Atex Solution, présentant les services de consultants en « lean », « kaizen », « six sigma »)

Ces professionnels du management vendent une méthode unique et rapide permettant de supprimer tout gaspillage dans la production : stocks intermédiaires, temps morts, déplacements des salariés, etc.

Un lean souvent dévoyé pour la seule productivité

La méthode lean n’est pas forcément nocive, c’est son dévoiement qui pose problème, explique Christian Daniel, fondateur du cabinet Lean-Key, qui dit s’être initié au lean depuis 25 ans, notamment au Japon :

« Je suis dégouté par l’utilisation qui est faite du lean aujourd’hui, à cause des charlatans qui s’en sont emparés. Cette technique a un potentiel énorme et peut vraiment si elle est bien utilisée réconcilier productivité et qualité de travail. »

De même, Alain Rojon, spécialiste du lean chez PSA, assure, qu’après « quelques tâtonnements », que cette méthode a permis de réduire le nombre d’accidents dans les usines du groupe. Avant de déplorer qu’en France, « 97% des entreprises qui mettent en place le lean s’en servent uniquement pour augmenter la productivité ».

Méconnaissance totale du fonctionnement d’un être humain

Les ergonomes du travail s’indignent contre les conséquences du lean sur les salariés, comme Bernard Michez, qui dénonce un recul :

« Ces idées montrent une méconnaissance totale du fonctionnement d’un être humain. […] Alors que la base de l’ergonomie montre que la répétition des gestes courts est susceptible de provoquer de nombreux troubles musculo-squelettiques (TMS). »

Même impression chez son collègue Fabrice Bourgeois :

« On réduit les déplacements non productifs, en mettant par exemple en place des lignes en U où le salarié tourne en continue entre des emplacements très rapprochés et conçus de façon à ce que le dernier poste de travail soit proche du poste de redémarrage. On explique même au salarié qu’il est gagnant car il va moins se fatiguer. Or c’est faux puisque les déplacements peuvent être des ressources, des temps où l’on repose les muscles qui travaillent, où l’on réfléchit aux prochaines étapes et où l’on peut interagir avec ses collègues. »

Appliquée ainsi, la méthode ne peut faire gagner de la productivité que pendant quelques mois. Ensuite, les troubles musculo-squelettiques, les arrêts maladie et la démotivation gagnent les salariés. Toyota, Renault, ou encore Atos ont connu de tels ravages.

Les ergonomes disent voir de plus en plus de problèmes de santé apparaître après de telles réorganisations dans les entreprises. Au ministère du Travail, on répond que le registre des expertises réalisées pour les Comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) n’est pas assez précis pour confirmer ou infirmer cette impression.

Un management qui s’étend au public

Ces méthodes s’étendent pourtant à tous les secteurs. Bernard Michez assure que Pôle emploi s’en est inspiré pour s’organiser après la fusion entre l’ANPE et l’Unedic, notamment pour découper les entretiens avec les usagers. Et dans le cadre de la révision générale des politiques publiques, l’Etat a fait appel à des consultants lean rémunérés jusqu’à 2 500 euros par jour. Plus généralement, c’est au tour des entreprises de services de s’y intéresser, comme le confirme Johan Petit, ergonome à l’université de Bordeaux et spécialiste des banques, assurances et mutuelles :

« L’idée dominante est qu’on peut supprimer ce qui est appelé la surqualité du service. Cette forme de rationalisation du travail ressemble au taylorisme car elle se vante d’un caractère scientifique. On découpe la production bout par bout, morceau de dossier par morceau de dossier, si bien que les salariés sont hyper-spécialisés, et ont très peu de marges de manoeuvre ».

Selon l’ergonome, la méthode fonctionne au mieux pour 80% à 85% des tâches quotidiennes ; mais pour le reste, cette organisation augmente la difficulté à aider le client, et finit par se retourner aussi contre les salariés :

« On empêche les salariés de faire du travail bien fait. Ils doivent suivre la procédure alors qu’ils savent que, parfois, cela va nuire à la qualité du service qu’ils vont produire pour un client. C’est une négation complète de l’identité professionnelle, qui est basée sur la capacité de l’employé à anticiper ou à résoudre les cas particuliers […] On les empêche de se développer, de se démarquer socialement dans l’entreprise, de collaborer. Le travail, sous cette forme, rend les gens malades ».

source: ECO89

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